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*CULTURES MARAICHERES ET PLASTICULTURE EN TUNISIE
Déjà à la veille de l’indépendance (1956), on enregistrait une superficie de 16 000 ha située surtout au Nord-Est du pays et dans les Oasis du Sud.
Les cultures se faisaient toujours en saison et étaient destinées à l’autoconsommation et éventuellement au ravitaillement des marchés locaux.
Les travaux de captage et de mobilisation des eaux à travers tout le territoire Tunisien ainsi que les encouragements de l’Etat pour le développement de l’agriculture (Subvention + Crédits) réalisés dans le cadre des divers plans nationaux de développement ont été à l’origine de la remarquable extension des cultures irriguées et plus particulièrement le maraîchage qui a atteint en 1982 les 100 000 ha avec une production de 1 600 000 T.
Par ailleurs ce secteur de l’agriculture a bénéficié conformément aux orientations du VIe plan d’une attention particulière concrétisée par un renforcement de l’effort d’investissement et l’adaptation de plusieurs mesures et actions propres à améliorer l’environnement général du secteur.
Ainsi, la politique agricole au début du VIe plan s’est-elle basée essentiellement sur la mobilisation des potentialités de production et la création d’un environnement propice à l’exploitation de ces potentialités.
L’hydraulique agricole continue à occuper une place de choix dans le schéma de développement du secteur, et les années 1982 et 1983 ont vu la concrétisation de plusieurs années d’efforts importants au niveau de la mobilisation des eaux.
Ainsi, trois grands barrages sont-ils venus renforcer la capacité de mobilisation des eaux.
Il s’agit des barrages de SIDI SALEM, SIDI SAAD et JOUMINE.
En plus des grands projets hydrauliques, une action d’intensification des interventions au niveau des puits de surface surtout en Tunisie centrale, au Sud et au Nord-Ouest est en cours.
Parallèlement, la recherche hydraulique a été renforcée particulièrement au niveau de la nappe du continental intercalaire au Sud, ce qui permettra au cours des prochaines années l’exploitation des potentialités de cette nappe au DJERID et NEFZAOUA.
De ce fait et, au cours des prochaines années, l’exploitation des nouvelles ressources hydrauliques permettra d’étendre les périmètres irrigués sur de nouvelles surfaces.
Ainsi à l’horizon 1991, les emblavures en cultures maraîchères seraient de 156 000 ha produisant 3 265 566 T.
De même, les cultures protégées se sont développées rapidement, passant de 11,2 ha en 1976 à près de 1 000 ha en 1983. Elles atteindraient,
